Info | Hotlines Coronavirus

SUISSE
Office fédéral de la santé publique

https://www.ch.ch/fr/coronavirus/

FRIBOURG

https://www.fr.ch/covid19/sante/covid-19/coronavirus-informations-actuelles

GENEVE

 

https://www.ge.ch/covid-19-vous-proteger-proteger-autres

JURA

 

Mise en place commune pour Jura et Neuchâtel d’une plateforme pour la promotion de la santé (gardons le cap) comprenant des axes de santé psychique, alimentation, activité physique, addictions et sérénité des relations couples et famille.

NEUCHÂTEL

 

Mise en place commune pour Jura et Neuchâtel d’une plateforme pour la promotion de la santé (gardons le cap) comprenant des axes de santé psychique, alimentation, activité physique, addictions et sérénité des relations couples et famille.

VALAIS

https://www.vs.ch/web/coronavirus/infoTous les jours de 8h30 à 11h30 et 13h30 à 16h30

https://www.revs.ch/fr/ 

VAUD

 

https://www.vd.ch/toutes-les-actualites/hotline-et-informations-sur-le-coronavirus/

Ville de Lausanne : informations et hotlines pour les habitants de la ville

Vous vous sentez en détresse ou vous êtes confronté à une personne souffrant d’une détresse psychique, vous pouvez appeler le 144 ou les services d’urgences « psy » pour avoir une orientation par un professionnel de la santé mentale et avoir accès à des soins dans un délai court.

FRIBOURG 026 305 77 77 Réseau fribourgeois de santé mentale Centre de soins hospitaliers Marsens
GENEVE 022 372 38 62 Hôpital Universitaire de Genève, Service des urgences psychiatriques
JURA 032 420 97 40 adulte, de 9h à 17h ou 032 420 51 80 enfant ou adolescent, de 9h à 17h Centre de crise dans les locaux de l’Hôpital psychiatrique de jour à Delémont La situation est évaluée par un médecin qui décide de la suite à donner.
NEUCHÂTEL 032 755 15 15 Centre neuchâtelois de psychiatrie
VALAIS 0800 012 210 Pôle de Psychiatrie et psychothérapie du Valais Romand (CHVR)
VAUD 0848 133 133
0800 779 779 
CHUV, Urgences psychiatriques – détresse psychologique VAUD

Vevey Fondation de NANT

POUR TOUTE LA SUISSE : le 144 La centrale Urgences Santé 144 se coordonne directement avec la centrale de la Police (112-117) ou des Pompiers (118) si nécessaire.

 

SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE – gratuit et anonyme – COVID19 – Soutien. Séparé·e·s, mais ensemble!
Dans le contexte extraordinaire lié à la crise du coronavirus, une trentaine de psychologues professionnel·le·s se sont regroupé·e·s afin d’apporter bénévolement un soutien gratuit et anonyme à toutes les personnes éprouvant des difficultés à faire face à de tels changements. Ce service psychologique se fait par le biais de tchat ou vidéo-tchat selon les besoins.
Que vous soyez touché-e de près ou de loin, en famille ou isolé-e, l’équipe de bénévoles est à votre disposition pour vous écouter et vous accompagner dans cette épreuve où l’incertitude est très présente. La situation de confinement peut être difficile à gérer, c’est pourquoi garder le contact, même virtuel, peut être une solution temporairement bienvenue pour maintenir une vie sociale indispensable à la bonne santé mentale de tous. Plus d’informations sur ce lien.

POUR LES JEUNES, adolescents et enfants : le 143 ou https://www.ciao.ch répond aux questions et amène une aide spécifique.
EN CAS DE VIOLENCE Certaines familles vivent avec difficulté le confinement, cette situation peut engendrer de la violence. Voici un site de référence afin d’avoir des adresses utiles par canton. Dans les cas de violence domestique, violence au sein de la famille, dommage corporel, menace, chantage, harcèlement, abus sexuel, viol… Conseil gratuit, confidentiel et anonyme.

 

Parentalité, diagnostics et expertise

En réaction à l’article intitulé « Garde d’enfants: experte psychiatre blanchie », paru le 11 octobre 2019 dans Le Temps :

L’association romande Pro Mente Sana tient à rappeler que notre pays est signataires de conventions internationales interdisant la discrimination des personnes souffrant de troubles psychiques.

Rien ne nous est dit dans cet article sur la seule question qui importe, celle de savoir si ces parents se sont montrés ou non maltraitants. Si cela a été le cas, alors c’est la maltraitance qui doit être évoquée à l’appui d’une restriction des droits parentaux, mais en aucun cas le diagnostic psychiatrique !

Le calendrier est ironique, puisqu’avait eu lieu la veille à Genève la première Mad Pride de Suisse, organisée par la Coraasp (association faîtière romande d’action en santé psychique) et la fondation Trajets, avec le soutien affirmé des HUG.

Tout le monde paraît donc d’accord pour combattre la stigmatisation. L’article décrit pourtant une discrimination grave : l’utilisation d’un diagnostic psychiatrique à l’appui d’une séparation parent / enfant, contraire aussi bien à la Convention des Droits de l’Enfant qu’à la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées. Le problème ici est bien celui de lier la capacité d’être parent à un diagnostic psychiatrique qui ne donne en soi aucune information sur la relation parent-enfant !

La Cour des Comptes du canton de Genève venait quant à d’indiquer dans son rapport annuel que (nous soulignons) : « près de trois ans après le rapport, (elle) ne (constatait) aucun renforcement des mesures de soutien à la parentalité, « alors qu’elles sont indispensables pour favoriser le retour des mineurs dans leur famille et soulager les organismes d’accueil, qui demeurent surchargés ».

Tant mieux donc si les expertises réalisées ont été conduite conformément aux règles de l’art, c’est bien en fait la moindre des choses ! L’arbre de cette conformité de l’expertise ne doit toutefois pas cacher la forêt : il existe une inadéquation problématique entre les réponses administratives et judiciaires et les besoins des parents en état de vulnérabilité psychique. Ainsi qu’une défaillance de l’État à instaurer des modalités de soutien à la parentalité adéquats.

Deux professeurs de médecine ayant eu l’occasion de rencontrer les parents du collectif en question nous ont fait part de leur conviction que la dureté des procédures et le manque d’accompagnement ont aggravé leur problématique. Le sentiment d’injustice et de se retrouver face à une « machine » faite de rapports, d’écritures et d’expertises étant à risque de conduire à un « figement » de leur dynamique personnelle dans une tonalité d’indignation et de colère.

La boucle est bouclée lorsque les experts concluent que « le trouble de la personnalité est « une donnée habituelle dans le champ de la dysparentalité et des violences conjugales. »

La Convention des Nations-Unies définit la définit la personne handicapée comme une personne qui présente (nous soulignons) « des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres ».

En l’occurrence, les services de l’État en charge de ces questions -le Service de protection des mineur-e-s (SPMi) et le Service de protection des adultes (SPAd), connaissent tous deux une surcharge, des taux d’absentéisme et une souffrance au travail révélateurs de dysfonctionnement chroniques.

Ne pas tenir compte de l’interface entre les personnes en souffrance psychique et le dispositif, et en l’occurrence des inadéquations délétères de celui-ci, est un manquement auquel il est urgent de remédier.  C’est ce que nous avons eu l’occasion de rappeler à la Commission des droits de l’homme du Grand Conseil genevois, qui nous a récemment auditionnés.